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Prêt usuraire et TVA #1
Bonjour à tous et à toutes,
Dans le cadre d'un travail scolaire, je suis amené à pousser la réflexion sur une affaire (dont l'arrêt n'a pas encore été rendu). Si vous étiez à la place du juge qui doit rendre l'arrêt, comment procéderiez-vous pour rendre votre jugement dans l'affaire suivante ?
En ce qui me concerne, je pense que l'affaire tourne autour du caractère illicite des prêts usuraires. Cependant différentes jurisprudences ont déjà été établi en rapport avec la nature illicite des activités (drogues, contrefacons, ...). Je souhaiterai savoir ce qui est neuve dans cette affaire par rapport aux autres affaires ? Merci de m'aider dans ma réfléxion.
Merci d'avance
Cordialement et en vous souhaitant une bonne journée.Juridiction de renvoi
Corte suprema di cassazione.
Parties dans la procédure au principal
Partie requérante: Gennaro Curia.
Partie défenderesse: Ministero dell'Economia e delle Finanze, Agenzia delle Entrate.
Questions préjudicielles
Selon les principes du droit communautaire établis par la sixième directive, de la neutralité de la TVA et de l’exonération, aux conditions prévues par les États membres, des opérations d’octroi et de négociation de crédits ainsi que de gestion de crédits effectuée par celui qui les a octroyés, les activités de prêt usuraire, qui constituent selon le droit national une infraction pénale et qui présentent, sur le plan économique, certaines formes de recoupement avec les activités licites correspondantes d’octroi de prêts d’argent, que la législation nationale inclut dans le champ d’application de la TVA, mais exonère aussi lorsqu’elles peuvent être considérées comme étant des «opérations de financement», peuvent-elles être assujetties à la taxe sur la valeur ajoutée ?
Contribution le : Un an, 9 mois et 25 jours
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Prêt usuraire et TVA #2
Il me semble que pour rédiger son arrêt, la cour devrait considérer dans un premier que cette activité, bien qu'illicite, rentre dans le champs d'application de la 6 ème directive.
Cependant, cette activité financière doit être êxonérée, en accord avec le circuit économique classique (taux d'intérêt moin élévé).
2 ème hypothèse: on soumettrait cette activité à la TVA, ce qui aurait un effet dissuasif et limiterait son ampleur.
Pourriez-vous me donner quelques pistes sur lesquelles plancher. Merci à tous et à toutes pour votre aide.
Contribution le : Un an, 9 mois et 25 jours
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Prêt usuraire et TVA #3
Superviseur immédiat
Inscrit: 5 ans, 9 mois et 21 jours
De : Brabant wallon
Profession : Expert fiscal honoraire
Post(s): 15420Une première piste de réflexion
Les activités légales et les activités illicites sont, en matière fiscale, taxables.
Exemple : la pornographie, les péripatéticiennes, les 'brésiliens du Bois de la Cambre', etc.
Par contre, les activités de financement sont exclues du système de la tva.
La directive, à aucun moment, n'emploie le terme d'"usure".
Il y a des travaux en cours sur la fixation des taux d'usure (Bizarrement, la France, par exemple, ne protège pas les commerçants dans ce domaine).
Je considère deux aspects
Aspect pénal
Il devrait y avoir saisie de tout ou partie de l'opération financière
Il devrait y avoir restitution du trop perçu à titre de dommage (au minimum)
Aspect comptable et fiscal
Il ne devrait y avoir aucun doute sur la taxation de ce revenu en société ou en personne physique.
Faut-il ajouter une tva qui pénaliserait le consommateur final ?
A mon avis, non car cela ajouterait un niveau supplémentaire à la (déjà) catastrophe !
Ma conclusion (à mon corps défendant)
Sur base d'un texte SANS restriction, pas de tva puisqu'opération exemptée
Contribution le : Un an, 9 mois et 25 jours
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Prêt usuraire et TVA #4
Merci Jojo pour cette première analyse piste fort constructive !
Bonne journée
Contribution le : Un an, 9 mois et 25 jours
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Prêt usuraire et TVA #5
Modérateur
Inscrit: 6 ans, 9 mois et 12 jours
De : Luxembourg city
Profession : gestionnaire comptable
Post(s): 5834Je rejoins Jojo, une activité illicite doit être soumise a la TVA lorsqu'elle s'apparente a une activité licite taxable.
Ex je vend des stupéfiant TVA car il s'agit d'une cession a titre onéreux de bien de consommation. A contrario, l'activité de financement étant exonérée, je ne vois aucun motif de la soumettre a la TVA au seul titre qu'un element de la transaction est irrégulier.
Contribution le : Un an, 9 mois et 25 jours
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La différence entre l'optimisation fiscale et la fraude fiscale ? La prison. -
Prêt usuraire et TVA #6
Je vous remerci pour vos précieuses réponses.
Contribution le : Un an, 9 mois et 25 jours
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Prêt usuraire et TVA #7
Cela rentre-t-il dans le champ d'application de l'article 2 de la sixième directive:
L’article 2, point 1, de la sixième directive soumet à la TVA les livraisons de biens ainsi que les prestations de services effectuées à titre onéreux à l’intérieur du pays par un assujetti agissant en tant que tel et, par voie de conséquence, il exclut du champ d’application de ladite taxe les activités n’ayant pas un caractère économique.
Mais exonéré en vertu de l'article 13 qui prévoit un certain nombre d'exonération pour les législations nationales.
Ok je pense avoir compris le truc
Contribution le : Un an, 9 mois et 25 jours
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Prêt usuraire et TVA #8
