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écriture comptable de financement #1
Bonjour,Je prépare ma nouvelle année de cours en compta (enseignant). J'ai vérifié mes syllabi et comparer avec d'autres. Tout est OK, mais je suis peut-être passé à côté de quelque chose. J'ai fait des recherches dans des bouquins, sur le net et sur vos forums.. mais pas de confirmation. Ni dans mes cours de l'époque en bac compta...En clair: l'écriture de financement d'un investissement qui est proposée par un expert est:1) capital + intérêts repris globalement en dettes LT et CT (crédit évidemment) contrebalancés par la valeur de l'investissement et un 49 pour la valeur totale des intérêts. (en débit actif, donc)2) chaque remboursement mensuel = compte 42 ou 43 (selon) au débit et compte bancaire 550 au crédit3) fin d'exercice ou fin de période, passer une écriture de régularisation pour l'ensemble des intérêts de cette période, soit: 650 au débit et créditer le compte 49 d'autant. Evidemment, reclassement de la dette en fin d'exercice.Pour être clair, ma question est celle-ci: "Est-ce une forme d'écriture obligatoire pour un financement ou une astuce d'expert pour se faciliter la vie lors de l'encodage du paiement de chaque mensualité ? "Je suis surpris de retrouver dans les dettes le montant "capital + intérêts". Pour ma part, je passais la valeur du K emprunté en crédit et distinguais K et Î lors de chaque remboursement.Merci d'avance. Je coince sur cette forme d'écriture et culpabilise si jamais je suis passé à côté de quelque chose d'important.
Contribution le : Un an et demi et un jour
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écriture comptable de financement #2
Superviseur immédiat
Inscrit: 5 ans, 9 mois et 21 jours
De : Brabant wallon
Profession : Expert fiscal honoraire
Post(s): 15420Une première réponse se trouve dans le PACIOLI n° 75 de 2000.
On ne comptabilise que le capital ...
Personnellement, je suis beaucoup plus à l'aise en comptabilisant le contrat !
Le combat - car combat il y a - entre praticiens et théoriciens !
Contribution le : Un an et demi et un jour
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écriture comptable de financement #3
Merci pour l'info. Le Pacioli va bien dans le sens de l'utilisation du 492 pour les intérêts (tout comme vous, non ?). Dernière question si je n'abuse pas: scinder K et Î à chaque remboursement mensuel, comme pour un emprunt sur compte, est-il illégal ? erroné ? ou déconseillé ? Encore merci et la prochaine fois je fouillerai mieux dans les éditions Pacioli...
Contribution le : Un an et demi et un jour
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écriture comptable de financement #4
Superviseur immédiat
Inscrit: 5 ans, 9 mois et 21 jours
De : Brabant wallon
Profession : Expert fiscal honoraire
Post(s): 15420Le Pacioli ne veut pas des intérêts !
Il veut qu'on scinde les écritures mensuelles en K et en I.
De manière simpliste, je fais, au départ,
65** Intérêts de l'année
492* Intérêts des années suivantes
à 17** Capital et intérêts hors année en cours
à 42** Capital et intérêts de l'année
Si vous faites comme moi, si vous êtes contrôlé par un frais émoulu de l'école ou par un membre du comité, vous vous ferez taper sur les doigts alors que mathématiquement, c'est juste !
Le tout est de savoir si vous considérer les normes comptables comme un diktat ou non ...
Contribution le : Un an et demi et un jour
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écriture comptable de financement #5
Accro
C'est un long débat mais je pense qu'il faut considérer le problème sous l'angle de la dette réelle, c'est-à-dire de ce que vous devez réellement au prêteur à une date donnée, cette dette ne comprenant pas les intérêts ces derniers n'étant dus que lors de l'échéance.
Pour de "petites" sommes, cela n'est pas trop grave mais si vous avez de gros emprunts, vous faites figurer au passif de votre bilan des dettes très importantes vis-à-vis de tiers avec à l'actif un compte 492 incompréhensible pour la grande majorité.
Personnellement, je ne comptabilise les intérêts qu'à leur échéance, payés ou non et ne fait figurer au 492 que les intérêts échus.
Dans certains dossiers que j'ai repris, on avait comptabilisé la totalité des intérêts en 492 avec reprise annuelle d'un prorata identique, ce qui est illogique, les intérêts allant décroissants.
Contribution le : Un an et demi et un jour
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écriture comptable de financement #6
Citation :Jojo a écrit: Le Pacioli ne veut pas des intérêts !
Il veut qu'on scinde les écritures mensuelles en K et en I.
...Effectivement, il parle en intérêts mensuels mais utilise déjà un 492 en cumulant en dette de financement le K et les intérêts à rembourser, ce qui gêne Hittiche. Il y a donc deux écoles comme vous le dites si bien. C'est intéressant et j'aime cette dualité car je peux dès lors l'énoncer à mes étudiants. Je n'aime pas trop les visions uniques qui sont parfois communiquées. Je rejoins Hittiche sur la distorsion du passif occasionnée par cette approche, même si les corrections du bilan avant analyse et ratios devraient permettre de rendre le bilan corrigé plus proche de la réalité. Le ratio d'endettement peut malgré tout être manipulé selon que l'on utilise systématiquement une méthode ou l'autre (s'il n'y a pas de correction avant analyse).
Encore merci à tous deux
Contribution le : Un an et demi et un jour
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écriture comptable de financement #7
Accro
En matière de ratios d'endettement j'ai vu pire par des calculs effectués automatiquement par certains programmes comptables qui ne vérifient bien entendu par les données introduites et vous sortent des rapports de 6 pages préimprimés.
A titre d'exemple (vécu) les dettes échéants dans l'année n'avaient pas été transférées de 17 vers 42 ce qui, forcément, faussait complètement le calcul de ratio faisant croire à une assise financière solide (fonds propres + dettes LT) alors que, en réalité, le ratio n'était pas bon du tout.
Contribution le : Un an, 5 mois et 30 jours
