Une étude faite par PwC montre que les entreprises diversifient leurs plans d'intéressement.
Notamment en raison de normes comptables.
Lors de l'assemblée générale en mai dernier, un actionnaire de Fortis avait remis en cause la dilution du capital causée par l'attribution de «stock options». Il n'est pas le premier à s'émouvoir des effets indirects de ces plans d'intéressement. D'autant que les montants concernés sont pour certains patrons astronomiques et de surcroît ne sont pas toujours accompagnés d'une meilleure performance. Il y eut même quelques scandales...
De quoi condamner les «stock options» ? Pas tout à fait. Une étude réalisée par le cabinet international PricewaterhousCoopers (PwC) auprès de 130 multinationales (dont la majorité a son quartier général aux Etats-Unis) montre que le «stock option» est en régression mais reste un outil très utilisé. En 2004, il y eut 20pc d'entreprises en moins qui ont utilisé les stock options. «C'est une diminution notoire», souligne Luc Legon, «director» chez PwC en Belgique. On observe la même tendance au niveau des plans d'achat d'actions.
En revanche, les plans d'attribution gratuite d'actions sont en hausse. Ils sont privilégiés car ils ont «un pouvoir de rétention plus important», souligne Luc Legon. Offerts souvent au terme d'une certaine période, ils ont l'avantage de retenir le personnel même en période de débâcle boursière.
A noter également un déplacement vers des plans plus sophistiqués, lesquels sont notamment liés à la performance de la personne (ils ont été multipliés par trois). Environ 25pc des entreprises recherchent des alternatives. Et presque 50pc d'entre elles donnent leur faveur à un plan d'intéressement lié à la performance, confirme l'étude.
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